Traces numériques

Notion polysémique, la trace n’est pas facile à concevoir ni à limiter à une définition unique et univoque. Pour nous, donner à une inscription un statut de trace provient de l’observation, comme processus cognitif, qui permet de distinguer l’empreinte comme trace de quelque chose pouvant faire sens.

Trace numérique

Dans L’Homme trace : Perspectives anthropologiques des traces contemporainesBéatrice Galinon-Mélénec (2011 : 26) souligne que “la trace se repère et s’interprète en fonction de processus d’interactions entre un individu en situation d’interprétation et les environnements (individuels, familiaux, culturels, sociaux et plus généralement humains et non humains) dans lesquels il s’insère”. Elle fonde la notion “signe-trace” qui évoque “deux faces de la trace : l’une tournée vers l’histoire, le passé et l’autre qui, tournée vers l’interaction présente, devient signal” (2015).

La trace se distingue de l’empreinte. D’après Alain Mille (2013 : 8), l’empreinte est “l’inscription de quelque chose dans l’environnement au temps du processus” et la trace c’est “l’observation de cette empreinte dans une temporalité qui ne peut pas lui être antérieure (mais peut être la même)”.

Trace numérique 2

Quant à la trace numérique, Mille (2013 : 8-9) explique qu’elle “est constituée à partir d’empreintes numériques laissées volontairement (ou non ?) dans l’environnement informatique à l’occasion de processus informatiques”.

D’un point de vue informatique, les empreintes sont des éléments laissés dans l’environnement à la suite d’une activité. Elles peuvent être produites volontairement. Dans le numérique, toute activité laisse des empreintes qui deviennent traces une fois, cherchées, détectées et interprétées par des “observateurs avertis”.

Le débat scientifique sur la trace et notamment sur la trace numérique renvoie aux travaux de recherche de l’Ecole Française sur la Trace (depuis 2009 et jusqu’à présent) et au Complex Systems Digital Campus/E-Laboratory on human trace.

Pour plus d’informations, voir dans la vidéo suivante, la présentation du paradigme de “l’Homme-trace” dans la première conférence mondiale de l’UNITWIN UNESCO sur les systèmes complexes en 2015 par Béatrice Galinon-Mélénec : https://www.youtube.com/watch?v=POF-qXF4SSs&feature=youtu.be

 

 

 

 

 

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