Speech of Fabien Liénard (Dir. UMR IDEES 6266 Le Havre), 3rd webinar in the Road to ICCOMAC, Le Havre-Jakarta 2021

Le laboratoire de recherche IDEES Le Havre à l’Université Le Havre Normandie a organisé en collaboration avec l’Ecole de Communication à l’Université Catholique de l’Indonésie Atma-Jaya à Jakarta, un webinaire sur l’Intelligence artificielle et la Communication Publique, le 23 septembre 2021.

Voici l’allocution de Professeur Fabien Liénard, directeur de IDEES Le Havre – UMR 6266 CNRS dans la Web conférence.

Chers collègues, chers amis,

Je suis à la fois désolé et enchanté de participer à l’introduction de ce webinaire franco-indonésien intitulé : Advantages and Challenges of Artificial Intelligence in Communicating Public Campaigns

Désolé de ne pouvoir être parmi vous ce jour pour cet événement scientifique important pour le laboratoire, convoqué que je suis à cette heure précise à un conseil académique essentiel. Je suis d’autant plus désolé qu’il s’agit là du premier événement scientifique qu’il m’est demandé d’introduire en tant que directeur du laboratoire de recherche pluridisciplinaire IDEES Le Havre puisque j’ai pris mes fonctions le 1er septembre de cette année. IDEES est une Unité Mixte de Recherche (UMR) labellisée CNRS et présente dans les trois grandes universités normandes : l’Université de Rouen, de Caen et du Havre donc. L’équipe du Havre est pluridisciplinaire c’est-à-dire que si Rouen et Caen regroupent essentiellement des enseignants-chercheurs en Géographie, Le Havre regroupe pour sa part des géographes mais aussi des chercheurs en Sociologie, en Histoire, en Sciences de l’Information et de la Communication et même en Informatique et en Économie.

Hadi Saba Ayon connait bien ce laboratoire dont il a été un membre actif durant son travail de doctorat. S’il est aujourd’hui membre associé, il reste particulièrement actif et cela m’enchante littéralement aujourd’hui de pouvoir le remercier publiquement pour son travail et son investissement. Je souhaite ainsi le remercier au nom d’IDEES Le Havre pour son dynamisme et la volonté qui l’anime de tisser des collaborations. Je veux le remercier parce qu’il est à l’initiative de ce nouveau webinaire et de cette collaboration, pour le moment à distance, avec nos collègues indonésiens de l’école de Communication de l’Université Catholique de l’Indonésie à Jakarta – Atma Jaya. Et je veux remercier ici plusieurs d’entre vous :

  • Agustinus Prasetyantoko, Recteur de l’Université Catholique Atma Jaya
  • Eko Widodo, Doyen de la Faculté de Business Administration and Communication Studies
  • Dorien Kartikawangi, Cheffe de l’École de Communication
  • Nia Sarinastiti, enseignante-chercheuse à l’École de Communication

Merci à vous pour votre engagement dans cette collaboration scientifique et encore merci et bravo à Hadi !

Car Hadi Saba Ayon est l’un des membres de cette petite équipe havraise des chercheurs en Sciences de l’Information et de la Communication qui travaille depuis des années sur la Trace numérique, appréhendée à partir du paradigme de « l’Homme-trace » développé par Béatrice Galinon-Mélénec. Avant de laisser Béatrice elle-même évoquer ce paradigme et d’aborder la question de la trace numérique, précisons que la thématique a fait l’objet de nombreux colloques internationaux, de journées d’études sous l’impulsion de Habi Sabayon mais aussi de nombreux ouvrages scientifiques et de plusieurs numéros de revues sous la direction de plusieurs membres de l’équipe des Sciences de l’Information et de la communication. On peut citer parmi eux les ouvrages dirigés par Béatrice Galinon-Mélénec aux éditions du CNRS sur la trace numérique ou la toute récente collection dirigée par Sami Zlitni et moi-même aux Presses Universitaires de Rouen-Le Havre, collection intitulée Trace et communication numériques. Vous l’aurez compris, définitivement cette thématique de la communication numérique, au cœur de tous ces travaux et de ce webinaire structure, l’un des axes de l’UMR où le dialogue transdisciplinaire est constant.

Je vous souhaite donc de beaux dialogues, des échanges fructueux et j’espère que mes obligations universitaires me permettront de venir vous rejoindre au cours de la journée.

Webinaire 3 : Avantages et défis de l’intelligence artificielle dans la communication des campagnes publiques, Jakarta – Le Havre, 23 septembre 2021

Le laboratoire de recherche IDEES Le Havre à l’Université Le Havre Normandie en France et l’Ecole de Communication à l’Université Catholique de l’Indonésie Atma-Jaya à Jakarta organisent un 3ème webinaire dans la série Road to the International Conference on Corporate and Marketing Communication (ICCOMAC).

Dans ce webinaire, intitulé Advantages and Challenges of Artificial Intelligence in Communicating Public Campaigns et diffusé du Havre (09h-12h, heure de Paris), interviendront :

Béatrice Galinon-Mélénec (Professeur émérite en sciences de l’information et de la communication à l’Université Le Havre Normandie) sur « Le paradigme anthropo-sémiotique de l’Homme-trace au service de l’éthique. Application au système numérique de santé » et ;

Lukas (Professeur agrégé à la Faculté d’ingénierie à Atma Jaya).

https://umr-idees.fr/2021/09/02/avantages-et-defis-de-lintelligence-artificielle-dans-la-communication-des-campagnes-publiques-advantages-and-challenges-of-artificial-intelligence-in-communicating-public-campaigns-3eme-webinaire/

Termes de référence : https://www.atmajaya.ac.id/web/KontenFakultas.aspx?gid=berita-fakultas&ou=fiabikom&cid=ICCOMAC-3

* Quelques références sur le paradigme “Homme-Trace” proposé par Béatrice Galinon-Mélénec, fondatrice du e. laboratory on Human Trace Complex System Digital Campus UNESCO et fondatrice et rédacteur en chef du Carnet de recherches ICHNOS ANTHROPOS ; et des travaux de l’Ecole Française sur la Trace :

Introduction to Cyber Law and Public Communication webinar, Jakarta-Le Havre

Good morning all and welcome to our second webinar in the series of Webconferences: Road to International Conference on Corporate and Marketing Communication (ICCOMAC), organized by the School of Communication at Catholic University of Indonesia Atma Jaya in Jakarta and Le Havre Normandie University in France.

I am Hadi Saba Ayon, PhD. in Information and Communication Sciences at the research laboratory UMR 6266 CNRS IDEES Le Havre and I will moderate the debate in this webconference with my colleague Dr. Nia Sarinastiti from the School of Communication in Atma Jaya.

Why do we talk about digital law and public communication today? The Covid-19 pandemic, which has accelerated digital transformation in almost all areas of life, shows us every day the fragility of the digital ecosystem in which we live.

Governments, organizations and individuals find themselves at the mercy of the digital giants that dominate and control multiple digital services: coding, software development, access provision, data hosting, processing, and more.

These companies, whether American (GAFAM) [Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft] ou chinoises (BATX) [Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi], monopolize a large part of the functions that we, digital users, need to inhabit and live in digital, described by Milad Doueihi (2011), historian of religions, philosopher and holder of the Humanum Chair, which is dedicated to digital humanism, at University of Paris Sorbonne (Paris-IV), as “virtual urbanism”, marked by hybridization, and characterized by increase and immersion.

Personalized information, which hides or on which a recommendation economy is based, is mediated by search engines, emails, communication services, social networks, shopping applications, health platforms, trade services, etc. The vast majority of its services are within the reach of digital giants.

And with digital traceability, a surveillance system is developing, threatens and harms privacy and questions the rights of individuals, organizations and even governments. In addition, it endangers our “digital life” and questions our “living together” in the information society.

Marcello Vitali-Rosati of the University of Montreal recalls that the influence of GAFAM does not depend “on digital” (as a cultural phenomenon), but on certain specific uses: those of proprietary software and hardware. He writes in his text “Being free in the digital age” (2019):

“Concretely, the scourge of which we are victims is represented by the fact that in all areas, from private life to public life through professional activity, we are encouraged to use proprietary solutions: MacOs, iOS, Windows, Word, Adobe, Facebook, Whatsapp, Skype, Gmail, Outlook (…). Our life is influenced and structured by these tools without our being able to precisely understand the principles. The affordances of platforms push us to certain practices, notifications punctuate our rhythms of life, data and document formats structure the organization of our thinking; we don’t know what happens to our data and who can access it”.

According to him, “digital” does not exist as such, but there are many different practices, uses, tools and environments, based on particular principles, and promoting varied values and consequently, leading to diverse effects. This leads us to be critical of digital.

Digital companies want to sell their products, it is their rights. But what about the role of public and private institutions?

What regulations should be put in place to organize the digital space and preserve the rights of its inhabitants?

Can we guarantee a right to digital oblivion where the user can be assured that the data that he himself has decided to remove from his publication space is not kept by the platform and it will not be used?

Can we speak about “digital manners to live together” or a transliteracy to be developed to circumvent the conditions dictated by a small group of digital companies?

Louise Merzeau (2017) from Paris 10 University recalls that a culture is never limited to a know-how, it is rooted in memory, ethics and politics.

There are many issues that occupy an important place in everyone’s life today, especially in a pandemic period when digital technology complements the role of institutions in the economic, educational, health and other fields.

To discuss them, we are pleased to welcome Dr. Bénédicte Bévière-Boyer from the Department of Law at the University of Paris 8 Vincennes – Saint-Denis in France and Dr. Yuliana Wahyuningtyas from the Department of Law at Atma Jaya, who will debate about digital law and public communication.

Thank you all for your participation, and have a nice conference.