À venir en 2018…

Colloque 2018-Canada

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How does the digital environment help organizing the communication for schizophrenics?

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This hypothesis stipulates that building a digital environment through archiving (organizing information structures and developing communicating/sharing strategies) can help the restitution of a schizophrenic’s communication.

This is the work of a group of researchers from the Faculty of Psychology in Widya Mandala Catholic University in Surabaya in Indonesia. It was presented during the 3rd International Congress of Health Communication in Madrid in Spain on 19 October 2017.

To check the PowerPoint presentation:  https://drive.google.com/open?id=0B0pzbHXvgDK8T3VsYnZMMFpFMTg

To check the video presentation on the Youtube channel of AECS Asociación Española de Comunicación Sanitaria:

L’environnement numérique pour répondre à des besoins sociaux collectifs

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Peut-on comprendre le numérique non pas seulement comme un média mais aussi comme un environnement? Comment les processus de co-construction de cet environnement peuvent-ils changer/évoluer l’accompagnement des personnes ayant des déficiences intellectuelles et des incapacités psychiques? Comment faire du numérique un environnement capacitant et un milieu pour une participation sociale en réseaux?

Ce support de présentation (dans le Congrès d’Airhm à Genève en septembre 2017) discute comment l’archivage dans l’environnement numérique peut améliorer l’accompagnement et la communication de la personne ayant un “double diagnostic” (mental et psychique).

Ma première rencontre avec ALTER

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Alter 2017, Lausanne (Switzerland).

 

La rencontre avec Alter, Société Européenne de Recherche sur le Handicap s’est tenue à Lausanne en Suisse dans le cadre d’une Conférence internationale qu’elle a organisé sur le handicap, la reconnaissance et le “vivre ensemble”.

Cette éditorialisation décrit des moments de la rencontre, des présentations scientifiques et des échanges académiques et humains :

https://storify.com/Esmera/ma-premiere-rencontre-avec-alter

 

In memoriam : Louise nous laisse sa mémoire de traces excellemment re-documentarisées

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Louise Merzeau en webinaire à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense en février 2014 (D’après André Gunthert).

 

Louise Merzeau nous a quittés. Sans prévenir, elle est partie et ne reviendra plus jamais. La tristesse est immense et infinie!
Louise Merzeau la femme, la Professeure, la chercheuse, la photographe, l’amie (que j’ai connue en 2009 à l’Université Paris Ouest en Master1 et Master2, ma co-directrice de thèse), s’est déconnectée pour toujours. Son blog de recherche, lui, témoignera de la mémoire numérique qu’elle a éditorialisée (Vitali-Rosati, 2016) soigneusement au long des années.

On n’a pas besoin de reprendre ses travaux ni de les rassembler dans de nouveaux projets mémoriaux. Elle, l’experte du numérique et des questions de mémoire et des traces, a su élaborer ses archives et les a mises dans les mains des internautes. Elle a re-documentarisé (Salaün, 2008) ses traces et a fait de son environnement numérique (Blog, Twitter, Facebook, Hangout et autres) son habitat où elle nous recevait généreusement.

Ses traces resteront sauvegardées, documentées, classifiées, et témoigneront de son expérience riche et créative qu’elle a transformée en matière commune et partagée.

Louise Merzeau, l’intelligente, la brillante, la modeste, l’humaine, la solidaire et la bosseuse, tu as marqué nos vies et ta mémoire restera et marquera à jamais la présence numérique (Merzeau, 2010) de ton vécu.

Louise, tu l’as prouvé : on peut faire mémoire de nos traces numériques, une mémoire unique et spéciale, comme tu l’étais.

Le « double diagnostic » dans une perspective comparative entre la France et le Brésil : L’environnement numérique pour dépasser la situation du handicap

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L’humain est un Homme-trace (Galinon-Mélénec, 2011). Il est construit de traces de son passé et producteur de traces dans son présent. Il ne peut pas exister et se développer qu’en interrelation avec son environnement et ses homologues. La personne ayant des incapacités psychiques et mentales souffre d’un dysfonctionnement communicationnel et social des activités. On parle de « double diagnostic » (Zribi, Sarfaty, 2008) quand on associe chez une même personne un déficit des capacités cognitives et des perturbations du comportement et d’adaptation sociale. Le besoin d’accompagnement dans la vie sociale devient primordial pour cette personne. Comment des accompagnateurs en France et au Brésil comprennent-ils la « double pathologie » ? Quelles sont les représentations sociales qu’ils partagent en relation avec l’évolution conceptuelle du handicap, induite par la Convention des Droits des Personnes Handicapées (CDPH) ? Axée sur l’exercice des droits plutôt que centrée sur la santé, la CDPH prend en compte les barrières comportementales et environnementales qui peuvent produire une situation de handicap entravant la pleine participation de l’individu dans la société. Le handicap comme variation du développement humain (Fougeyrollas, 2010) résulte de cette interaction entre l’individu et son environnement. Dans une approche méthodologique qualitative, notre travail compare deux observations en France et au Brésil, pays qui ont signé et ratifié la CDPH. La première fut réalisée au Havre (en 2014) et la seconde à Rio Branco (en 2016). En s’appuyant sur des entretiens semi-directifs avec deux groupes d’accompagnateurs dans le domaine médico-social, l’analyse de contenu (traitements manuels et utilisation de logiciels) montre une vision « médicale » du handicap fixée sur les facteurs personnels décrivant la situation de ces personnes comme « maladies » ou des « déficiences ». Elle néglige le rôle de l’environnement dans la production de la situation du handicap. Cependant, les accompagnateurs dans les deux pays soulignent l’importance des facteurs environnementaux dans l’accompagnement et l’inclusion de ces personnes. Nous appelons à introduire l’environnement numérique (Merzeau, 2016) dans l’accompagnement pour faire évoluer la communication des sujets. Ce nouvel environnement « toujours changeant » (Doueihi, 2011), est construit par la convergence des plateformes numériques où les usagers agissent. Dans ce contexte, de nouvelles habitudes de vie (Fougeyrollas et al., 1998) se développent basées sur l’éditorialisation (Bachimont, 2007). L’éducation au numérique et l’investissement des traces dans des projets d’archivage, passent par la ré-documentarisation (Salaün, 2008) de contenus et la mise en place des stratégies de communication en réseaux. Archiver dans le numérique signifie dupliquer et partager avec les autres pour préserver. De tels usages pourraient constituer une démarche d’accessibilité et d’inclusion pour les personnes ayant de troubles psychiques et mentaux allant dans l’orientation de la CDPH. Cette démarche envisage la ré-organisation de l’information et de la communication chez la personne et ses accompagnateurs dans le but de dépasser la désorganisation dans son adaptation et son comportement vers une « participation sociale en réseaux ».

Ce travail a été présenté dans le 14ème Congrès International de Recherche sur le Handicap organisé par l’Association Internarionale de Recherche scientifique en faveur des personnes Handicapées Mentales (AIRHM), organisédu 11 au 14 septembre 2017 à la Haute école de travail social à Genève (HES-SO) en Suisse.

Programme du Congrès.

Voir le site du Congrès.

Support de présentation à venir.

De la réalisation des habitudes de vie à la re-documentarisation des traces : Le numérique pour une “participation sociale en réseaux” des personnes ayant des incapacités psychiques

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Penser la participation sociale de la personne ayant des incapacités à l’ère du numérique conduit à questionner ses habitudes de vie (Fougeyrollas et al., 1998, 2010) et le processus de sa réalisation. Souffrant d’un dysfonctionnement de comportement et perturbée dans son adaptation sociale (Sarfaty, Zribi, 2008), la personne ayant de troubles psychiques se trouve dépendante dans ses activités courantes et rôles sociaux de ses accompagnateurs. Comment ces derniers appréhendent-ils sa participation sociale ? Que disent-ils du numérique ? Comment la culture numérique (Doueihi, 2011) pourrait-elle favoriser cette démarche et quels changements apporterait-elle ? Peut-on parler de nouvelles habitudes de vie numériques dans un environnement de traces (Mille, 2013) ? Nous interrogeons sur ces questions, un groupe de personnes appartenant à la « fleur relationnelle » (Colloc, Léry, 2008) des personnes ayant des incapacités psychiques à Rio Branco (Acre) au Brésil en 2016. Notre approche méthodologique est qualitative. Elle comprend un questionnaire et des entretiens semi-directifs. L’analyse thématique de contenu montre la difficulté des accompagnateurs de définir la participation sociale comme processus. De plus ils l’associent à des pratiques citoyennes et à des activités numériques collaboratives. Nous proposons un modèle de “participation sociale en réseaux” pour achever une présence numérique (Merzeau, 2010) active. A cette finalité, nous soulignons l’importance de mettre sur pied une translittératie (Merzeau, 2014) qui habilite le pouvoir individuel et collectif des personnes ayant des incapacités psychiques d’agir sur leur environnement. Nous appelons également à l’appropriation des traces numériques dans de contributions mémorielles et à la re-documentarisation (Salaün, 2007) de contenus. L’objectif est l’organisation des habitudes de vie numériques sous forme de reconstruction des ressources et d’archivage permettant une expérience partagée.

Ce travail fut présenté dans la Conférence Handicap, Reconnaissance et “Vivre ensemble”. Diversité des pratiques et pluralité des valeurs, organisée par la Société Européenne de Recherche sur le Handicap (ALTER) à l’Université de Lausanne en Suisse les 6 et 7 juillet 2017.

Programme complet de la conférence.

Voir le support de la présentation : https://drive.google.com/open?id=0B0pzbHXvgDK8US02T0NFYW8xdEE